Par bluenapkins,
vendredi 9 novembre 2007 à 05:46.
C'est en 1980 que cet album voit le jour.
Etonnant de voir que pratiquement tous les musiciens passent à un moment ou un autre aux percussions :
Jerry Harrison (guitare, basse, claviers, percussions)
David Byrne (chant, guitare, basse, claviers, percussions)
Tina Weymouth (basse, claviers, percussions)
Chris Frantz (batterie, percussions, claviers)
Brian Eno (synthétiseur, effets, basse, percussions, choeurs)
Adrian Belew (guitare)
José Rossy (percussions)
Robert Palmer (percussions)
Nona Hendryx (choeurs),
Jon Hassell (trompette)
Et finalement pas surprenant. Tant le rythme est au coeur de ces créations. Cadences entêtantes, beats tribaux, funk déjanté... On va de surprise en surprise. Ajoutés à cela le travail d'orfèvre sur les sons (Brian Eno et Jon Hassel sont de la partie) et la voix insaisissable de David Byrne (c'est selon : chant, rugissement, déclamation...), on se trouve en face d'un album qui, sans orgueil, annonce les musiques qui suivront durant vingt ans.
Entendu sur Radio Campus Toulouse et agréablement surpris. Un rap lent, dissonant, riche en texte, emprunt de soul. Quand la musique urbaine offre un autre point de vue.
Quatre titres pour dix minutes de musique : DJ Spooky f.Organized Konfusion - Rekonstruction (Riddim Warfare), Guru - Loungin' (Jazzmatazz Vol.1), Rae & Christian - Catch a Rude Awakening (Northern Sulphuric Soul), Roots Manuva - Clockwork (Ninja Cuts 3 - Funkungfusion) :
Par bluenapkins,
samedi 30 septembre 2006 à 12:16.
"Ca commence par des variations électroniques spectrales mélangées à des échos de chants tibétains pour enchaîner très rapidement sur des beat hip-hop déconstruits et une lecture d’un texte d’Antonin Artaud, «Aliénation et magie noire». Le ton est donné, c’est groovy, bizarre, abstrait et audacieux." Lire l'article de Bokson
Par bluenapkins,
samedi 30 septembre 2006 à 09:43.
DJ Spooky rencontre le batteur Dave Lombardo. Participent également des musiciens connus pour appartenir à Public Ennemy et Meat Beat Manifesto. Au croisement de l'électro/expérimentale et du rap. Réussite inégale suivant les titres. Allez on monte le son...
#1.B-Side Wins Again (2005) - #2.Public Enemy #1 (2005) (extraits)
Par bluenapkins,
vendredi 15 septembre 2006 à 06:30.
Fondateurs du label Ninja Tune (scène electro), les musiciens Jonathon More et Matt Black s'accordent parfois du temps pour écrire et jouer. Et il faut dire que ça vaut le détour :
Découvert au milieu d'une compilation (State Of The Art - Vol 5) avec l'étonnant 'Can't Stay With you Baby' j'ai voulu en savoir plus sur Jimi Tenor (de son vrai nom Lassi Lehto). Des cuivres et une voix séduisante. Un Prince déjanté, arrangeur habile. On pense à G.Clinton, G.Duke, S.Wonder. Funk coloré, electro jazzy. Réjouissant et facile à écouter.
Par bluenapkins,
dimanche 10 septembre 2006 à 08:23.
La mixité est qualité première de la musique. D'abord car elle est affaire de rencontres entre musiciens. Mais aussi rencontre des styles, des époques, des techniques.
Par bluenapkins,
dimanche 10 septembre 2006 à 07:11.
Il faut écouter les expérimentations de Mark Ramos-Nishita (alias Money Mark). Clavier incisif des Beastie Boys, il allie groove et lo-fi avec réussite. Plaira sûrement aussi aux amateurs de jazz.
Mon imagination et ma sensibilité ont été marquées durablement par 'Fourth World : Possible Music'. Une musique venue de loin, compagne de mes voyages.
"C'est
quasi le même de converser avec ceux des autres siècles
que de voyager" (R.Descartes).
Par bluenapkins,
vendredi 1 septembre 2006 à 00:11.
(Extrait)
J’apprends que l’album “My Life in the Bush of Ghosts” (Brian Eno et David Byrne) a été réédité en mars pour fêter ses 25 ans. J’achète les yeux fermés et sans délai (vive internet !) les sept inédits présents sur cette nouvelle version. Bien entendu pas décu. Il faut dire que j’écoute les onze premiers titres depuis 15 ans (à peu près) et encourage à la découverte de cet édifice musical annociateur des musiques urbaines et électro qui suivront durant deux décennies (techno, afro-beat, tribal funk, abstract hip-hop, ambient, trip-hop, downtempo…). Echantillonage juste et inventif, bien avant la banalisation du sampling (on croisera de temps à autre la voix d’un évangéliste, d’un animateur radio ou une douce mélopée égyptienne). Musique électronique mais aussi mariage réussi avec les musiques du Monde à des années-lumière de la world musique mièvre et insipide que nous sert l’industrie musicale.
« À
la nuit, au hasard, que je dois rendre grâce ! De détours
en détours m'amener jusqu'ici ! C'est conduire fort bien que
s'égarer ainsi ! » (Collin d'Harleville)