J'ai un faible pour les albums de la période 1973/1975. "Over nite sensation", "Apostrophe" et "One size fits all" auxquels il faut ajouter le live "Roxy & Elsewhere". Style efficace et accessible, beat funky irresistible, mariage de soul et de rock tonique, textes dévastateurs... Tout y est. Franck Zappa tel qu'en lui-même, virtuose non démonstratif.
A propos de l'album "Over nite sensation" dans BSIDE-ROCK : "Accessible sans pour autant renier les principes essentiels du génie de Zappa : le foisonnement instrumental, l’orchestration millimétrée, le goût pour l’expérimentation, le mélange des genres, l’humour des textes, l’intelligence du tout, servi par des musiciens surdoués comme Ralph Humphrey à la batterie, George Duke aux claviers, Jean-Luc Ponty au violon, Ian Underwood à la flute, à la clarinette et au saxophone, ou encore Ruth Underwood aux percussions."
à écouter : Dont Eat The Yellow Snow, I'm The Slime et Montana.
"Notre style est essentiellement rock, mais il se peut que nous nous aventurions dans des domaines un peu étranges."
Par bluenapkins,
vendredi 9 novembre 2007 à 05:46.
C'est en 1980 que cet album voit le jour.
Etonnant de voir que pratiquement tous les musiciens passent à un moment ou un autre aux percussions :
Jerry Harrison (guitare, basse, claviers, percussions)
David Byrne (chant, guitare, basse, claviers, percussions)
Tina Weymouth (basse, claviers, percussions)
Chris Frantz (batterie, percussions, claviers)
Brian Eno (synthétiseur, effets, basse, percussions, choeurs)
Adrian Belew (guitare)
José Rossy (percussions)
Robert Palmer (percussions)
Nona Hendryx (choeurs),
Jon Hassell (trompette)
Et finalement pas surprenant. Tant le rythme est au coeur de ces créations. Cadences entêtantes, beats tribaux, funk déjanté... On va de surprise en surprise. Ajoutés à cela le travail d'orfèvre sur les sons (Brian Eno et Jon Hassel sont de la partie) et la voix insaisissable de David Byrne (c'est selon : chant, rugissement, déclamation...), on se trouve en face d'un album qui, sans orgueil, annonce les musiques qui suivront durant vingt ans.
L'une des scènes du film Babel nous plonge dans l'ambience d'un club japonais, le WOMB. On y entend une version dance du titre September (Earth, Wind and Fire) arrangé par Shinichi Osawa
J'ai regardé les quatre derniers épisodes de la saison 5 et je ne sais pas si je m'en remettrai...
Difficile de quitter les personnages de la famille Fisher. Si proche de nous.
Le pénultième opus et les pétages de plomb de presque tous les membres de la famille après la mort de Nate.
Et le dernier, à la hauteur de cette série hors-norme : le seul à avoir pour introduction une naissance (chaque épisode commence par un décès), les sarcasmes et sages conseils de Nate (et oui les morts parlent dans Six Feet Under). Et surtout cet adieu de Claire...
Dont on ne sait pas bien s'il est adressé à la famille ou à nous, téléspectateurs laissés orphelins...
J'en suis encore tout retourné.
Musiques :
le générique (Thomas Newman)
Claire s'en va... (Sia)
"Tu ne peux prendre ça en photo, c'est déjà fini" (Claire photographie la famille rassemblée sur le perron)
Entendu sur Radio Campus Toulouse et agréablement surpris. Un rap lent, dissonant, riche en texte, emprunt de soul. Quand la musique urbaine offre un autre point de vue.
Années 90 : les lillois attirés par la musique qui s'échappait nuitamment de Bruxelles, Anvers, Gand, Affligem ou Lier ne se font pas prier pour franchir la frontière. Séparés de quelques kilomètres à peine de clubs techno où l'on sait recevoir et écouter les meilleurs DJ. La Belgique, c'est certain, a joué un rôle dans l'émergence du phénomène*. Sûrement parce que plus tolérante et moins crispée que sa voisine.
Ounce - SPL - The shacker - Tapp - Akufen - The Orb - Underworld
* "Les Anglais aiment bien dire que les premières fêtes européennes où l’on dansait sur la house de Chicago et la techno de Detroit avaient lieu à Manchester mais en vérité tout a commencé en Belgique. Et les liens existent toujours. Scan 7, Jeff Mills y jouent plusieurs fois par an. Des artistes de Detroit même dès le début (comme Carl Craig) ont signé avec des structures belges comme R&S" (Dj Morpheus)
On a parfois des raisons de contentement avec internet. J'ai trouvé sur Ourmedia de nombreux sets mis en partage. Que je n'imaginais pas trouver un jour -en restant assis sur ma chaise !
Arrivé à Paris, le musicien argentin croise la route d'Olivier Messiaen (au Conservatoire) et celle d'Eddie Barclay. Devenu compositeur pour la MGM, il se consacre aux musiques de film (Inspecteur Harry, Bullitt...) et de séries télévisées (Mannix, Mission impossible).
Par bluenapkins,
dimanche 15 octobre 2006 à 16:56.
Longtemps je n'ai pas été tenté par la musique électronique. Mais la voisine de l'électro et de l'ambient, méritait bien quelques détours. Guidés par Yoshihiro Hanno, Chris Clark ou encore Alva Noto (ici avec Ryuichi Sakamoto) :
Armando Trovajoli a composé la musique de nombreux films ("Mariage à l'italienne" Vittorio De Sica 1961, "Hier Aujourd'hui et demain" Vittorio De Sica 1963, "Boccace 70" Federico Fellini-Luchino Visconti-Vittorio De Sica 1962, "Cosa Nostra" Terence Young 1972, "la Ciociara" Vittorio De Sica 1961, "Affreux, sales et méchants" Ettore Scola 1976...).
Quatre titres pour dix minutes de musique : DJ Spooky f.Organized Konfusion - Rekonstruction (Riddim Warfare), Guru - Loungin' (Jazzmatazz Vol.1), Rae & Christian - Catch a Rude Awakening (Northern Sulphuric Soul), Roots Manuva - Clockwork (Ninja Cuts 3 - Funkungfusion) :
J'ai voyagé en afrique mais cette musique évoque pour moi d'autres souvenirs. Nuits blanches et frimas lillois. Bande de potes et chambres de bonne. A écouter ska, reggae, dub et afro-beat. Quelques voyages à Anvers aussi (je me souviens du MSI à la fois boîte de nuit et disquaire spécialisé).
Par bluenapkins,
samedi 30 septembre 2006 à 12:16.
"Ca commence par des variations électroniques spectrales mélangées à des échos de chants tibétains pour enchaîner très rapidement sur des beat hip-hop déconstruits et une lecture d’un texte d’Antonin Artaud, «Aliénation et magie noire». Le ton est donné, c’est groovy, bizarre, abstrait et audacieux." Lire l'article de Bokson
Par bluenapkins,
samedi 30 septembre 2006 à 09:43.
DJ Spooky rencontre le batteur Dave Lombardo. Participent également des musiciens connus pour appartenir à Public Ennemy et Meat Beat Manifesto. Au croisement de l'électro/expérimentale et du rap. Réussite inégale suivant les titres. Allez on monte le son...
#1.B-Side Wins Again (2005) - #2.Public Enemy #1 (2005) (extraits)
L'instrument de Toumani Diabaté est la kora, la harpe-luth des griots d'Afrique de l'Ouest apparue au XIIIème siècle. Mais entre ses mains c'est beaucoup plus que l'instrument qui accompagne les récits...
Par bluenapkins,
dimanche 24 septembre 2006 à 15:30.
Lent et mélancolique, comme du blues. Kongo magni, récemment enregistré à Bamako et à Paris, rassemble calebasse, balafon, kamele ngoni, harmonica et ...accordéon.
Par bluenapkins,
samedi 23 septembre 2006 à 11:09.
"Le jazz est né en Amérique, mais plonge ses racines en Afrique. Les musiciens africains ne sont donc pas les plus mal placés pour jouer du jazz à partir de leurs musiques locales."
Musique choisie par Jim Jarmush pour le film Broken Flowers. Pour ma part, c'est un collèque qui me l'a fait découvrir.
Par bluenapkins,
samedi 23 septembre 2006 à 10:53.
Impossible de choisir parmi les dix-sept titres. Tous se valent. Fondé par le chaleureux Jonathan Richman, on a là un rock hors du temps (ou d'entre-deux temps). Naïf et romantique, mais aussi anté-punk. "ce sera le disque définitif des années 70" (Jack Nitzsche).
Un disque (vinyle) que j'ai écouté jusqu'à l'usure dans les années 80.
Quelques titres retrouvés 25 ans plus tard grâce au pir tou pir -j'aime ce disque mais pas au point de l'acheter deux fois !
Les fans de Nina Hagen reconnaîtront l'instrumentation, les choeurs. Des parodies entrecoupées de jingles façon radio américaine.
Pourquoi me plaît-il tant : bon groupe ou évocation du passé ??
Par bluenapkins,
samedi 16 septembre 2006 à 13:11.
Que de découvertes grâce au label de Peter Gabriel (musiciens du monde : Nusrat Fateh Ali Khan, Sheila Chandra, Geoffrey Oryema, Ayub Ogada, Abdul Aziz El-Sayed). Et autres originalités comme l'abum réalisé par U Srinivas et Michael Brook :
(Extrait)
ou la musique du film "La dernière tentation du Christ".
(Extrait)
Par bluenapkins,
vendredi 15 septembre 2006 à 06:30.
Fondateurs du label Ninja Tune (scène electro), les musiciens Jonathon More et Matt Black s'accordent parfois du temps pour écrire et jouer. Et il faut dire que ça vaut le détour :
Découvert au milieu d'une compilation (State Of The Art - Vol 5) avec l'étonnant 'Can't Stay With you Baby' j'ai voulu en savoir plus sur Jimi Tenor (de son vrai nom Lassi Lehto). Des cuivres et une voix séduisante. Un Prince déjanté, arrangeur habile. On pense à G.Clinton, G.Duke, S.Wonder. Funk coloré, electro jazzy. Réjouissant et facile à écouter.
Par bluenapkins,
dimanche 10 septembre 2006 à 08:23.
La mixité est qualité première de la musique. D'abord car elle est affaire de rencontres entre musiciens. Mais aussi rencontre des styles, des époques, des techniques.
Par bluenapkins,
dimanche 10 septembre 2006 à 07:11.
Il faut écouter les expérimentations de Mark Ramos-Nishita (alias Money Mark). Clavier incisif des Beastie Boys, il allie groove et lo-fi avec réussite. Plaira sûrement aussi aux amateurs de jazz.
Mon imagination et ma sensibilité ont été marquées durablement par 'Fourth World : Possible Music'. Une musique venue de loin, compagne de mes voyages.
"C'est
quasi le même de converser avec ceux des autres siècles
que de voyager" (R.Descartes).
Par bluenapkins,
vendredi 1 septembre 2006 à 00:11.
(Extrait)
J’apprends que l’album “My Life in the Bush of Ghosts” (Brian Eno et David Byrne) a été réédité en mars pour fêter ses 25 ans. J’achète les yeux fermés et sans délai (vive internet !) les sept inédits présents sur cette nouvelle version. Bien entendu pas décu. Il faut dire que j’écoute les onze premiers titres depuis 15 ans (à peu près) et encourage à la découverte de cet édifice musical annociateur des musiques urbaines et électro qui suivront durant deux décennies (techno, afro-beat, tribal funk, abstract hip-hop, ambient, trip-hop, downtempo…). Echantillonage juste et inventif, bien avant la banalisation du sampling (on croisera de temps à autre la voix d’un évangéliste, d’un animateur radio ou une douce mélopée égyptienne). Musique électronique mais aussi mariage réussi avec les musiques du Monde à des années-lumière de la world musique mièvre et insipide que nous sert l’industrie musicale.
« À
la nuit, au hasard, que je dois rendre grâce ! De détours
en détours m'amener jusqu'ici ! C'est conduire fort bien que
s'égarer ainsi ! » (Collin d'Harleville)